Bon, Barcelone. En fait, j'y ai été 2 fois. La première c'était juste après mon premier chantier, car j'avais plus ou moins 5 jours à tuer avant le début du second chantier. La deuxième fois c'était après tous mes chantiers.
Donc, entre mes deux chantiers, je me retrouve à Barcelone. On m'informe que je peux y rester gratos et me faire nourrir gratos
si je participe à un autre chantier. Il se trouve que ce chantier

est un chantier espagnol, donc sans participants du reste du monde. Mes amis du précédent chantier préfèrent, quant à eux, de se trouver un hôtel à 30 €. Vu que je suis grateux je décide de rester sur le chantier espagnol.
Vous me suivez?
Le chantier de Barcelone:
Bon, le travail ressemblait à l'image qu'on peut se faire de l'enfer. Sans blague. On se levait à 6h30 du mat pour monter une montagne durant 20 minutes et ensuite commencer le travail. La montagne cachait des anciens bunkers de la guerre civile espagnole (1936-1939) qui avaient été utilisés par les "socialistes" (c'est un peu compliqué, je vous conseille de lire le livre de George Orwell intitulé Hommage à la Catalogne). Ces bunkers sont aujourd'hui dans un piteux état: les structures en tant que telles sont encore solides, mais l'intérieur est rempli à ras bord de roches, de sable, de bières vides, etc. Notre job était de les vider, sous un soleil de 30 degrés, et de ramener les détritus dans un réservoir à environ 100 mètres plus bas avec des brouettes datant du moyen-âge. L'enfer, quoi. Ca pesait des tonnes, c'était plein de poussières de roche, on brûlait et ça ne finissait jamais. J'ai tout de même vraiment apprécié, car j'étais seulement avec des gens du pays et ils étaient super sympas.

Ma deuxième escapade était supposé être touristique, c'était après tous mes chantiers. Finalement, après 6 jours dans Barcelone, je n'ai visité à peu près aucun lieu touristique, sauf par accident. Les touristes y étaient vraiment trop nombreux et je les fuyais. Ils sont comme la marde de chien en France : partout et puants. Mais bon, j'ai découvert à peu près tous les autres quartiers de la ville. Aucun regrets. Au début j'habitais une auberge de jeunesse qui me faisait penser à une prison, alors je n'y suis resté qu'une nuit. J'ai déniché, après 5 heures de recherche, une chambre d'appart pas trop cher et bien située. J'y suis resté 3 nuits. L'immeuble de l'appart était vieux de 250 ans. Presque tout était d'origine: le lavabo était une grosse pierre creuse! J'ai passé ma dernière nuit dans l'appart d'un des organisateurs du 2e chantier (celui de Pujalt) avant de partir pour Toulouse.
Je vous explique Toulouse une autre fois, chu tanné lâ.
No pasaran!
Phil