31 août 2007

Banane


-T'as une banane dans l'oreille...
-Quoi?
-T'as une banane dans l'oreille.
-Quoi?
-T'as une banane dans l'oreille!
-Quoi?
-T'AS UNE BANANE DANS L'OREILLE!
-Je t'entends pas, j'ai une banane dans l'oreille.

Ouais, j'étais à Bruxelles, avec plus de 2000 variétés de bières. Super comme ville, le vieux côtoie le neuf comme un oeuf côtoie le bacon, c'est à dire avec brio. Bruxelles c'est petit mais ca ne manque pas de frites pour autant.
Mon auberge était plutôt bien: bon bar, bonne musique, bon prix. Sauf qu'on se faisait sacrer dehors chaque ostie de matin à 10 heures par un homme de ménage de 6 pieds 2" portant des gants roses. Très agréable de se réveiller et de lui voir la face... et les gants!

Ciao ciao
Phil

21 août 2007

Miaow

Toulouse c'est le nom de la chatte obèse qui squatte ma maison. C'est également le nom d'une ville dans le sud de la France. Et c'est dans cette même ville que j'ai habité pendant 2 nuits avant de venir là où je suis présentement, soit à Bordeaux.

Il faisait beau à Toulouse et il fait moche ici. Je crois que Toulouse à un réseau de transport souterrain plus développé que celui de Montréal malgré une population de 450 000 personnes. Triste. La ville est très... française. Un canal au milieu, des maisons bourgeoises en abondance, des crottes de chiens partout, une équipe de foot et une de rugby, etc. Comme Bordeaux, quoi. Même que l'eau de Toulouse et celle de Bordeaux est la même, vu que la Garonne (une rivière) relie les deux villes. Je n'ai rien d'autre à ajouter sur Toulouse, c'est une ville correcte sans plus, et je ne sais toujours pas pourquoi on la surnomme la ville rose.

Bordeaux c'est à peu près la même histoire, sauf que la gare est plus grande et sale. Chiures de toutes sortes étalées ça et là, baguettes, kebabs, pluie, cathédrales... bof. Je loge dans la seule auberge de jeunesse de la ville qui se trouve dans le seul quartier non recommandable de la ville. Mais bon, j'aime bien. C'est tout près de la gare et des restos libanais.
Sur ce,
A+
Phil

20 août 2007

Barça

Bon, Barcelone. En fait, j'y ai été 2 fois. La première c'était juste après mon premier chantier, car j'avais plus ou moins 5 jours à tuer avant le début du second chantier. La deuxième fois c'était après tous mes chantiers.


Donc, entre mes deux chantiers, je me retrouve à Barcelone. On m'informe que je peux y rester gratos et me faire nourrir gratos si je participe à un autre chantier. Il se trouve que ce chantier est un chantier espagnol, donc sans participants du reste du monde. Mes amis du précédent chantier préfèrent, quant à eux, de se trouver un hôtel à 30 €. Vu que je suis grateux je décide de rester sur le chantier espagnol.


Vous me suivez?


Le chantier de Barcelone:


Bon, le travail ressemblait à l'image qu'on peut se faire de l'enfer. Sans blague. On se levait à 6h30 du mat pour monter une montagne durant 20 minutes et ensuite commencer le travail. La montagne cachait des anciens bunkers de la guerre civile espagnole (1936-1939) qui avaient été utilisés par les "socialistes" (c'est un peu compliqué, je vous conseille de lire le livre de George Orwell intitulé Hommage à la Catalogne). Ces bunkers sont aujourd'hui dans un piteux état: les structures en tant que telles sont encore solides, mais l'intérieur est rempli à ras bord de roches, de sable, de bières vides, etc. Notre job était de les vider, sous un soleil de 30 degrés, et de ramener les détritus dans un réservoir à environ 100 mètres plus bas avec des brouettes datant du moyen-âge. L'enfer, quoi. Ca pesait des tonnes, c'était plein de poussières de roche, on brûlait et ça ne finissait jamais. J'ai tout de même vraiment apprécié, car j'étais seulement avec des gens du pays et ils étaient super sympas.


Ma deuxième escapade était supposé être touristique, c'était après tous mes chantiers. Finalement, après 6 jours dans Barcelone, je n'ai visité à peu près aucun lieu touristique, sauf par accident. Les touristes y étaient vraiment trop nombreux et je les fuyais. Ils sont comme la marde de chien en France : partout et puants. Mais bon, j'ai découvert à peu près tous les autres quartiers de la ville. Aucun regrets. Au début j'habitais une auberge de jeunesse qui me faisait penser à une prison, alors je n'y suis resté qu'une nuit. J'ai déniché, après 5 heures de recherche, une chambre d'appart pas trop cher et bien située. J'y suis resté 3 nuits. L'immeuble de l'appart était vieux de 250 ans. Presque tout était d'origine: le lavabo était une grosse pierre creuse! J'ai passé ma dernière nuit dans l'appart d'un des organisateurs du 2e chantier (celui de Pujalt) avant de partir pour Toulouse.




Je vous explique Toulouse une autre fois, chu tanné lâ.


No pasaran!


Phil

18 août 2007

Trucs

Okay okay, ça fait longtemps, je sais.
Explications pour l'absentéisme prolongé:
J'ai travaillé dans deux chantiers jeunesse. Si vous ne savez pas ce qu'est un chantier jeunesse, aller voir sur google.

Le premier:
Cantonigros, la "ville" dans laquelle se déroulait mon chantier, n'a qu'une rue et 200 habitants. Je vivais dans une tente pour 13 jours, dans un champ. Les douches n'avaient que de l'eau froide et nous n'avions pas d'électricité. Internet est un mot qui, je crois, n'existe pas en Catalan. Oubliez les cartes d'appels, c'est à peine si il y avait un téléphone qui fonctionnait (dans l'Église...). Lo siento.Bon à part ça le chantier était pas mal cool et très relax. C'était un festival de chorales et de danses populaires, c'était fou fou fou. C'était intéressant de voir un festival avec plus de 2000 participants du monde entier (même du Canada, -ils étaient ultra nuls-) dans un village où personne ne parle espagnol (juste catalan). Les gens du chantier étaient sympas pour la plupart mais tout de même assez naïfs et touristes. Le site était superbe, je vous montrerai des photos dès que je les aurai (de l'appareil des autres chantiereurs). La musique était pas mal weird parce que 1: c'était des chorales et 2: c'était des chorales. Le travail, je me permets de l'apeller travail, était très lâche. Je crois que c'est typique des espagnols de prendre 4 fois plus longtemps qu'il le faut et de prendre des pauses plus longues que le quart de travail.

Le deuxième:
Pujalt est une municipalité de 60 âmes. Il n'y a même pas de marché ou de banque là-bas. Heureusement, la piscine publique vendait de la bière, ce qui m'a gardé en vie pendant 15 jours. On y a fait de l'archéo avec des scies à chaîne et des brosses à dents. Je préfère le premier outil, il fait dans la dentelle.On travaillait 8 heures par jour durant 3 jours et ensuite on avait congé durant les 4 prochains. Pas mal. On cherchait des anciens bunkers enfouis dans la forêt, on trouvait des tonnes de balles de fusils et de cannes de bines russes. Les animateurs étaient plus jeunes que certains des participants, c'était amusant. Ils connaissaient super bien la région et nous amenaient tout le temps à des fêtes de rue dans des endroits perdus. La plupart d'entre eux faisaient partie de la CNT, un groupe anarchiste. Leur points de vue sur l'Espagne vs la Catalogne était des plus intéressants. En somme, ce fut un excellent chantier, et, j'ose le dire, meilleur que le précédent.


Maintenant, je suis à Toulouse et avant j'étais à Barcelone. Je vous en reparle une autre fois, j'ai mal aux doigts.
Vista Catalunya!
Phil

2 août 2007

En ce jour d'août 2007, j'ai le plaisir de vous annoncer que je suis vivant, malgré mon absence virtuelle prolongée. Des explications suivront.