Explications pour l'absentéisme prolongé:
J'ai travaillé dans deux chantiers jeunesse. Si vous ne savez pas ce qu'est un chantier jeunesse, aller voir sur google.
Le premier:
Cantonigros, la "ville" dans laquelle se déroulait mon chantier, n'a qu'une rue et 200 habitants. Je vivais dans une tente pour 13 jours, dans un champ. Les douches n'avaient que de l'eau froide et nous n'avions pas d'électricité. Internet est un mot qui, je crois, n'existe pas en Catalan. Oubliez les cartes d'appels, c'est à peine si il y avait un téléphone qui fonctionnait (dans l'Église...). Lo siento.Bon à part ça le chantier était pas mal cool et très relax. C'était un festival de chorales et de danses populaires, c'était fou fou fou. C'était intéressant de voir un festival avec plus de 2000 participants du monde entier (même du Canada, -ils étaient ultra nuls-) dans un village où personne ne parle espagnol (juste catalan). Les gens du chantier étaient sympas pour la plupart mais tout de même assez naïfs et touristes. Le site était superbe, je vous montrerai des photos dès que je les aurai (de l'appareil des autres chantiereurs). La musique était pas mal weird parce que 1: c'était des chorales et 2: c'était des chorales. Le travail, je me permets de l'apeller travail, était très lâche. Je crois que c'est typique des espagnols de prendre 4 fois plus longtemps qu'il le faut et de prendre des pauses plus longues que le quart de travail.

Le deuxième:
Pujalt est une municipalité de 60 âmes. Il n'y a même pas de marché ou de banque là-bas. Heureusement, la piscine publique vendait de la bière, ce qui m'a gardé en vie pendant 15 jours. On y a fait de l'archéo avec des scies à chaîne et des brosses à dents. Je préfère le premier outil, il fait dans la dentelle.On travaillait 8 heures par jour durant 3 jours et ensuite on avait congé durant les 4 prochains. Pas mal. On cherchait des anciens bunkers enfouis dans la forêt, on trouvait des tonnes de balles de fusils et de cannes de bines russes. Les animateurs étaient plus jeunes que certains des participants, c'était amusant. Ils connaissaient super bien la région et nous amenaient tout le temps à des fêtes de rue dans des endroits perdus. La plupart d'entre eux faisaient partie de la CNT, un groupe anarchiste. Leur points de vue sur l'Espagne vs la Catalogne était des plus intéressants. En somme, ce fut un excellent chantier, et, j'ose le dire, meilleur que le précédent.

Maintenant, je suis à Toulouse et avant j'étais à Barcelone. Je vous en reparle une autre fois, j'ai mal aux doigts.
Vista Catalunya!
Phil

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